Situation des enfants nés d’une mère ayant décidé de ne pas révéler son identité lors de l’accouchement

Question N° 1317 au Ministère des solidarités

Mme Claire O’Petit attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des enfants nés d’une mère ayant décidé de ne pas révéler son identité lors de l’accouchement (article 326 du code civil). L’impossibilité qui en résulte pour l’enfant d’accéder à ses origines ne semble pas compatible avec le principe fondamental de la dignité humaine. En outre, la privation d’informations sur les antécédents génétiques restreint le droit à la santé constitutionnellement garanti (alinéa 11 du préambule de la constitution du 27 octobre 1946). Il faut enfin préciser que la France reste l’un des rares États membres de l’Union européenne à autoriser l’accouchement sous X. Elle lui demande donc si elle a l’intention d’initier une réforme législative aux fins de ne plus autoriser l’accouchement sous X.